dimanche 18 octobre 2026

Quels sont les droits des lycéens et comment les parents peuvent-ils les accompagner ?

Peut-on imposer des cours à distance pendant une mobilisation ? NON. En cas de fermeture du lycée, le proviseur peut demander aux enseignants d’assurer une continuité pédagogique comme donner du travail à faire aux élèves par exemple, mais il ne peut pas les contraindre d’assurer leurs cours en distanciel. Ce dernier point relève du volontariat des enseignants.

Les lycéens disposent-ils d’un droit de grève ? NON. Les lycéens sont soumis à une obligation d’assiduité (art. L511-1 et R511-11 du code de l’éducation). Une absence pour participer à un mouvement lycéen n’est pas reconnue comme un motif légitime d’absence (art. L131-8). Cela ne signifie pas que les lycéens sont privés de droits collectifs. Ils disposent de la liberté d’information et d’expression (art.L511-2) et le droit de réunion (art. R511-10)

La FCPE dénonce les absences non justifiées enregistrées dans le dossier scolaire alors que le jeune se mobilise, pratique qui peut s’apparenter à une entrave à l’expression citoyenne. N’hésitez pas à alerter le Conseil Local si votre enfant est concerné !

Quelle différence entre un rassemblement et un blocus ? Un rassemblement pacifique permet aux lycéens d’exprimer collectivement leurs revendications. Lorsqu’il se déroule sur la voie publique, il doit respecter les règles applicables aux manifestations et ne pas porter atteinte aux droits d’autrui. Un blocus consiste à empêcher ou à entraver l’accès à l’établissement.

Que risque un lycéen qui participe à un blocus ? Sur le plan pénal, participer à un rassemblement pacifique ne constitue pas une infraction pénale. En revanche, des faits tels que des violences, des dégradations ou certaines entraves à la circulation, peuvent selon les circonstances être susceptibles de poursuites.

Sur le plan disciplinaire, des faits commis aux abords du lycée peuvent également relever d’une procédure disciplinaire lorsqu’ils sont liés à la qualité d’élève et à la vie du lycée. Selon les faits reprochés et leur gravité, l’élève peut faire l’objet d’une procédure disciplinaire. Les sanctions prévues par le code de l’éducation vont de l’avertissement à l’exclusion définitive. Une sanction n’est pas automatique : les faits doivent être établis, la responsabilité individuelle examinée et la sanction proportionnée.

Votre enfant est convoqué en conseil de discipline, que faire ? Vous avez la possibilité de demander à la personne de votre choix de vous accompagner lors du conseil de discipline. Les parents élus peuvent vous aider. Sachez que toute décision prononcée par le conseil de discipline peut être contestée dans un délai de 8 jours auprès du recteur d’académie. Les procédures disciplinaires, articles R 511-12 à D 511-58 du code de l'éducation.

La plateforme Parcoursup opère-t-elle une remontée des informations sur les absences en classes pour les signaler ? NON. Aucune information spécifique sur les absences n’est demandée ni collectée sur Parcoursup. (source : parcoursup.gouv.fr)


Les lycéens peuvent-ils s’absenter pour participer à un mouvement ? Une absence pour participer à un mouvement lycéen n’est pas reconnue comme un motif légitime d’absence par l’article L131-8 du code : « Les seuls motifs réputés légitimes sont les suivants : maladie de l'enfant, maladie transmissible ou contagieuse d'un membre de la famille, réunion solennelle de famille, empêchement résultant de la difficulté accidentelle des communications, absence temporaire des personnes responsables lorsque les enfants les suivent. Les autres motifs sont appréciés par l'autorité de l'Etat compétente en matière d'éducation. » L'autorité compétente est le rectorat pas le proviseur. Nous vous recommandons d'informer systématiquement le lycée des absences de votre enfant.


Quelles peuvent être les conséquences en cas d’absence à une évaluation ou en cas de devoir non rendu ? Il est interdit par les textes officiels de baisser la note d’un élève voire de lui mettre un zéro pour des motifs strictement disciplinaires. Concernant une absence à une évaluation ou un devoir non rendu, la DGESCO écrit dans un courrier du 20 février 2001 : « Un devoir non remis sans excuse valable, une copie blanche rendue le jour du contrôle, une copie manifestement entachée de tricherie, ou encore un travail dont les résultats sont objectivement nuls, peuvent justifier qu'on y ait recours. […] Pour ce qui est de l'absence à un contrôle de connaissances, si elle est justifiée, une épreuve de remplacement peut être mise en place ; si elle est injustifiée, elle implique une absence de notation qui aura une incidence sur la moyenne, calculée en fonction du nombre d'épreuves organisées au cours de la période de notation. »

Le proviseur peut-il supprimer le versement d’une bourse de lycée ou d’une bourse au mérite ? NON. L’article R531-31 du code de l’éducation stipule que « Le paiement des bourses nationales d'études de second degré de lycée est subordonné à l'assiduité aux enseignements. […] En cas d'absences injustifiées et répétées d'un élève, la bourse peut donner lieu à retenue. Cette retenue est opérée lorsque la durée cumulée de ces absences excède quinze jours, dans la proportion d'un deux cent soixante-dixième par jour d’absence. […] » Par conséquent, le défaut d’assiduité (absences injustifiées et répétées) ne peut donner lieu qu'à des retenues financières proportionnelles et calculées selon un barème précis. Toute décision de suppression globale et définitive pour l'année (ou le trimestre) en dehors de ce calcul constitue un excès de pouvoir et une violation de la réglementation.

Nous contacter : parentsfcpedescartes@gmail.com

Source : Site FCPE, article "Mouvement lycéen : conseils et repères", 15 octobre 2026

samedi 17 octobre 2026

Mouvement lycéen : La FCPE soutient les revendications lycéennes et appelle au dialogue

Dans sa lettre nationale, la FCPE déplore une répression de notre jeunesse en dépit de la présence des parents aux côtés des lycéens, et de l’appel au dialogue formulé par la fédération. Cet appel au dialogue, nous l'avons également adressé à la direction du lycée.

Par ailleurs, attachée à la liberté de manifester, et au droit d’expression des jeunes, la FCPE s’associe aux initiatives de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) qui a ouvert un formulaire pour recueillir des témoignages sur les événements survenus pendant les mobilisations. Si un mineur souhaite témoigner, il est recommandé qu’il le fasse avec l’accord de ses parents.

Enfin, vous pouvez signer la pétition à l'Assemblée Nationale

La FCPE appelle les parents d’élèves à rejoindre les manifestations organisées le samedi 17 octobre 2026 pour soutenir les revendications lycéennes, et dénoncer les politiques d'austérité qui fragilisent le service public d'éducation, aggravent les inégalités et compromettent l'avenir des jeunes.



vendredi 9 octobre 2026

Résultats des élections

 

Les élections des représentants de parents d’élèves avaient lieu cette semaine.

Un grand merci aux parents, adhérents et non adhérents, qui nous font confiance et qui nous ont accordé leur suffrages.

Notre présence au sein du conseil d’administration du lycée nous permettra de prendre une part active dans la vie et le fonctionnement du lycée. Nous sommes là pour répondre à vos questions et pour porter vos demandes, pour évoquer un problème particulier et assurer une médiation à la demande d’un ou des parents concernés. Nous aurons à cœur de faciliter les relations entre les parents d’élèves et le lycée.

Nombre d'électeurs : 3280
Nombre de votants : 427

FCPE : 247 voix, soit 58% des voix exprimées

PEEP : 148 voix, soit 35% des voix exprimées

Vote blanc : 32 voix , soit 7% des voix exprimées

Sont élus pour la FCPE :
Titulaires : Aurélie MIROUZE PAULIROU,  Maha DEROUICHE et  Irène THOMAS
Suppléants : Jean-Michel TOBELEM, Nadia JIHAD et Julie HAUVUY

dimanche 4 octobre 2026

La FCPE communique sur la situation dans les lycées

Les violences policières ne peuvent être une réponse à la colère de la jeunesse.

Depuis près d’une semaine, la FCPE constate une recrudescence des violences commises à l’encontre des lycéens qui, en manifestant, dénoncent un manque de moyens criants dans les établissements scolaires où ils poursuivent leur scolarité. Pour la fédération, le gouvernement doit envoyer un message d’apaisement face à l’expression démocratique des jeunes. Ils doivent être entendus, écoutés et le ministère de l’Éducation nationale doit leur donner les moyens d’étudier dans les meilleures conditions. 

Lors du Conseil supérieur de l'éducation, jeudi 1er octobre, la FCPE a encouragé le ministère à renouer le dialogue avec les lycéens. 

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Source : Lettre d'information de la FCPE - 2 octobre 2026